Le spectacle vivant semble aujourd’hui frappé par une forme d’obsolescence programmée. De nombreux spectacles sont en effets produits et cependant peu diffusés, ce qui engendre des sentiments de frustration et pose des questions de viabilité environnementale. L’émiettement des financements, la difficulté à trouver des débouchés en diffusion ou la mise en oeuvre de procédés éco-responsables conduisent par ailleurs à un allongement de la charge de travail pour un même projet.
Face à cette situation il est sans doute devenu urgent… de prendre son temps. Ce colloque a ainsi pour but d’observer le fonctionnement de compagnies qui, pour des raisons économiques, écologiques ou humaines, ont fait le choix de réduire leurs rythmes de créations pour concevoir un peu moins, un peu mieux et créer des œuvres plus robustes. Il s’intéressera également à des dispositifs et des lieux de création qui offrent aux artistes quelques « oasis de décélération » afin de prendre le temps de la maturation.
Mais comment produire et diffuser dans la durée ? Qu’implique la mise en œuvre d’une création sur trois ou quatre ans, en terme de procédés artistiques et de stratégies de fonctionnement ? Comment cette transformation des temporalités pourrait-elle conduire à une évolution des métiers et des manières de « faire spectacle » ?
Programme
26 novembre
9h30-10h : Accueil
10h-10h30 : Introduction du colloque
Première session : Des » oasis de décélération » (1/2) : Les résidences vertes
Modération : Laurent Mathieu, Direction de la culture Grand Est et Camille Renard, ARVIVA
10h30-11h15 : Entretien avec Frédérique Sarre (DGCA) et Camille Bouchard (DGCA)
11h15-12h : Discussion
12 h – 13h30 : Repas
Deuxième session : » Ralentir la production » (1/2)
13h30-14h15 : Jérôme Cochet, Le Chant des pistes (Auvergne Rhône-Alpes)
14h15 – 15h : Discussion
15h – 15 h 30 : Pause-café
Troisième session : Reprendre et réadapter pour durer
15h30 – 16h15 : Emma Pasquer, compagnie Les EduLs (Ile de France)
16h15 – 17h : Discussion
17h – 17h30 : Pause café
Quatrième session : Eléments de comparaison internationale
17h30-17h45 : Sarah Simili (Suisse)
17h45-18h30 : Discussion
18h30 : Fin de la journée
27 novembre
9h30 – 10h : Accueil
Première session : Des » oasis de décélération » (2/2) : Les contrats de résonnance
Modération : Yann Calbérac, CRIMEL, URCA
10h – 10h45 : Thomas Desmaison, Théâtre du Cloître (Nouvelle-Aquitaine)
10h45 – 11h30 : Discussion
11h30 – 13h : Pause repas
Deuxième session : » Ralentir la production » (2/2)
13h-13h45 : Céline Aguillon, L’Ecole Parallèle Imaginaire (Bretagne)
13h45-14h30 : Discussion
14h30-15h : Pause-café
Troisième session : Conclusion (partielle) du projet de recherche « Allonger la ‘durée
d’usage’ des spectacles »
15h-15h20 : Nicolas Murena, compagnie Galilée
15h20-15h30 : Déclusion des étudiant.es de L3
Soutiens :
Centre National des Arts du Cirque (CNAC)
ARVIVA – Arts vivants, arts durables
Centre de Recherche Interdisciplinaire sur les Modèles Esthétiques et littéraires (CRIMEL)
Université de Reims Champagne Ardenne (URCA)
Comité scientifiques :
Julie Sermon (PU, Lyon 2)
Yann Calbérac (MCF, URCA)
Daniel Urrutiaguer (PU, Sorbonne Nouvelle)
Laurent Mathieu (Direction de la cutlure Grand Est)
Camille Renard (ARVIVA)
Valérie De Wispelaere (CNAC)

